Introduction
Les libertés individuelles constituent le socle fondamental de toute démocratie digne de ce nom. Elles garantissent à chaque citoyen la possibilité de vivre, de penser, de croire, de s’exprimer et de circuler sans craindre l’arbitraire ou la discrimination. Pourtant, dans le contexte politique actuel, ces libertés sont de plus en plus fragilisées par des choix législatifs, des pratiques administratives et des discours publics qui tendent à les relativiser, voire à les conditionner.
Notre parti considère que la défense des libertés individuelles n’est ni un luxe ni un simple principe abstrait, mais une exigence démocratique essentielle. Ce dossier s’inscrit dans une volonté claire : replacer la liberté au cœur du projet politique, non comme un slogan, mais comme une réalité concrète et vécue.
La liberté comme principe universel et indivisible
1La liberté ne peut être fragmentée, hiérarchisée ou accordée à certains au détriment d’autres. Lorsqu’un État commence à restreindre une liberté au nom de considérations politiques, sécuritaires ou idéologiques, c’est l’ensemble de l’édifice démocratique qui se trouve fragilisé.
Nous défendons une conception universelle et indivisible des libertés individuelles, fondée sur l’égalité devant la loi et le respect des droits fondamentaux. La liberté de conscience, la liberté religieuse, le respect de la vie privée, la liberté d’expression et le droit de mener une vie familiale normale ne sont pas négociables. Ils doivent s’appliquer de manière égale à toutes et tous, sans distinction.
<Une démocratie mise à l’épreuve
2Depuis plusieurs années, un glissement préoccupant s’opère dans le débat public. Sous couvert de sécurité ou de lutte contre des menaces réelles ou supposées, des restrictions durables aux libertés individuelles ont été normalisées. Des dispositifs d’exception se sont installés dans le droit commun, réduisant progressivement les garanties offertes aux citoyens.
Ce phénomène pose une question centrale : jusqu’où peut-on restreindre les libertés sans renoncer à l’État de droit ? Pour l'UDMF, la réponse est sans ambiguïté : une démocratie qui sacrifie les libertés fondamentales pour répondre à des peurs ou à des agendas politiques perd sa légitimité.
Liberté de conscience et égalité devant la loi
3La liberté de conscience et de religion est un pilier fondamental de la République. Elle implique le droit de croire, de ne pas croire, de changer de conviction et de pratiquer sa religion dans le respect de la loi commune. Or, cette liberté est aujourd’hui l’objet de débats récurrents, souvent marqués par des lectures restrictives et des stigmatisations ciblées.
Notre parti rappelle que la laïcité n’est pas un instrument d’exclusion, mais un principe de neutralité de l’État garantissant l’égalité de traitement entre les citoyens. Toute politique qui conduit, de fait, à restreindre disproportionnellement l’exercice d’une liberté religieuse remet en cause ce principe et alimente un sentiment d’injustice incompatible avec la cohésion nationale.
Libertés individuelles et dignité humaine
4La liberté ne se limite pas aux droits civils et politiques. Elle est indissociable de la dignité humaine. Le respect de la vie privée, la protection contre les traitements inhumains ou dégradants, le droit à une existence digne sont des composantes essentielles d’une société réellement libre.
Notre parti défend une vision de la liberté qui intègre pleinement ces dimensions humaines. Une société qui tolère des atteintes répétées à la dignité, qu’elles prennent la forme de discriminations structurelles, de politiques inhumaines ou de pratiques administratives abusives, ne peut prétendre défendre sincèrement les libertés.
Le rôle indispensable des contre-pouvoirs
5La protection effective des libertés individuelles repose sur l’existence de contre-pouvoirs solides : une justice indépendante, des institutions de protection des droits, des mécanismes de contrôle nationaux et internationaux efficaces.
Notre parti estime que ces garde-fous doivent être renforcés, non affaiblis. Le respect des libertés ne doit jamais dépendre de la bonne volonté du pouvoir politique, mais être garanti par des mécanismes durables, transparents et contraignants.
Une vision politique fondée sur la liberté réelle
4Pour notre parti, la liberté ne peut être purement théorique. Elle doit être réelle, concrète et accessible. Cela suppose des politiques publiques qui permettent à chacun d’exercer pleinement ses droits sans peur, sans discrimination et sans arbitraire.
Défendre les libertés individuelles, c’est refuser leur instrumentalisation politique. C’est aussi refuser qu’elles soient opposées les unes aux autres ou conditionnées à l’origine, à la croyance ou à la position sociale.
Conclusion
La liberté est un combat permanent. Elle ne se préserve pas seule et ne survit pas à l’indifférence. Dans un contexte marqué par la tentation du repli, de la surveillance généralisée et de la restriction des droits, notre parti affirme avec force que la liberté individuelle est une richesse collective. La défendre, c’est protéger la démocratie elle-même. La restreindre, c’est ouvrir la voie à l’arbitraire.