Posté le 03 octobre 2026   |   Communiqué

Censurer nos revendications, pour ne pas affaiblir un candidat, c'est pas une stratégie mais une honte

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, un débat traverse une partie de l’électorat musulman. Faut-il continuer à réclamer publiquement l’abrogation de la loi du 15 mars 2004, ou mettre cette revendication entre parenthèses afin de ne pas affaiblir électoralement un candidat ?

Pour l’UDMF, il n’y a rien de honteux, de gênant à demander l’abrogation d’une loi islamophobe.

Il n’y a rien de honteux à demander aux responsables politiques de regarder les conséquences d’une décision prise il y a plus de vingt ans. Il n’y a rien de honteux, surtout, à demander réparation lorsqu’une partie de la population a subi un préjudice du fait d’une politique publique.

Pourquoi demander de revenir sur cette loi qui a démocratisé l’islamophobie dans la société devrait-il devenir gênant ?

Une campagne électorale doit permettre aux citoyens d’interpeller les candidats, de confronter leurs positions et de demander des engagements précis.

Nous entendons l’argument stratégique consistant à ne pas vouloir fragiliser un candidat jugé préférable à d’autres, mais cette stratégie ne devrait pas conduire à présenter comme embarrassante une revendication portée par des citoyens réclament réparation.

Réclamer réparation d’un préjudice infligé aux musulmans n’est ni une provocation, ni une faute, ni quelque chose dont il faudrait rougir.

Et surtout, cette revendication ne devrait pas être considérée comme un problème pour une candidature à l’élection présidentielle.

Le problème démocratique ne réside pas dans le fait que des citoyens posent une question difficile à un candidat. Il résiderait plutôt dans l’idée qu’ils devraient attendre la fin de l’élection pour avoir le droit de la poser.

L’UDMF continuera donc à demander aux candidats de clarifier publiquement leur position sur l’abrogation de la loi du 15 mars 2004. Chaque électeur restera ensuite libre d’apprécier leurs réponses et de déterminer son vote en fonction de ses propres priorités.

NOS REVENDICATIONS N’ONT RIEN DE HONTEUX.