L’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF) est née d’un constat aussi simple qu’alarmant : en France, le « musulman » est devenu un argument électoral, un sujet de campagne permanent et un bouc émissaire pratique.
Crise sanitaire ou économique, accroissement de la dette publique, explosion du chômage et des inégalités, délocalisation, exil fiscal, précarité, logement, insécurité.... voici au bas mot les problèmes de fond qui nous touchent tous, et qui devraient être les premières préoccupations de nos dirigeants.
Et pourtant, depuis plus de vingt ans, un sujet éclipse tous les autres : les musulmans.
Le Front national avait fait de l’islam son unique fond de commerce politique. Il a été rejoint depuis, par le reste de la classe politique française. Tous se sont accaparés ses thèmes, son vocabulaire et ses obsessions.
La loi du 15 mars 2004 criminalisant le voile à l’école républicaine a constitué un tournant majeur. Sous couvert de laïcité, elle a ouvert une brèche. Depuis, les interdictions, les polémiques et les propositions visant principalement les musulmans se sont succédé jusqu’à banaliser l’idée qu’une partie de nos concitoyens pourrait faire l’objet de règles particulières en raison de leur religion ou de leur visibilité.
La boîte de Pandore a été ouverte.
A l'heure où certains désignent aujourd'hui les musulmans de «cinquième colonne», «d’ennemis de l'intérieur», «de séparatistes», «de terroristes», il faut faire appel à notre raison pour veiller à ne pas reproduire les horreurs du passé.
Lorsqu’une société commence à désigner une partie de sa population comme un problème, elle doit avoir suffisamment de mémoire pour comprendre où peut conduire cette mécanique.
Voilà précisément pourquoi l’UDMF existe. Parce qu'un problème politique nécessite une réponse politique parfaitement assumée !
Au sein de l'UDMF, nous croyons en la force de l'engagement politique. Nous voulons protéger les plus fragiles, lutter contre le rejet, combattre l'injustice, préserver notre écosystème, préparer l'avenir de nos enfants et sauvegarder le rôle central de la famille.