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L'existence de l'UDMF agite la classe politique française



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L'existence de l'UDMF dans le paysage politique français suscite des réactions contrastées et souvent hostiles.

Pour Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, il existe une grande différence entre l'UDMF et son parti. «Nous ne sommes pas du tout dans le même état d'esprit car l'inspiration de l'UDMF semble tout droit issue d'une application stricte d'un certain nombre de principes du Coran dans l'espace public. Ce n'est pas l'aspiration du Parti chrétien démocrate.» Selon lui, le PCD n'est pas comparable parce qu'il ne repose pas sur la défense de «particularismes» mais sur les «racines de la culture occidentale», la «pensée sociale des églises», les «valeurs universelles» ou encore la «dignité de la personne humaine».

Souvent comparé à l'UDMF, Christine Boutin écarte "tout point commun" entre son ancien parti et ce qu'elle considère être comme "la marque d'un communautarisme dangereux", "Ceux qui font l'amalgame entre les chrétiens-démocrates et un parti des musulmans ne se souviennent pas de l'histoire politique de notre pays".

Au Front national, Louis Aliot souligne que le projet de ce parti concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une «base communautariste contraire à l'unité et l'indivisibilité de la république». Pour son secrétaire général actuel Steeve Briois et maire FN d'Hénin-Beaumont, la présence de listes UDMF aux cantonales de 2015 est une «attaque aux fondements même d'une république laïque» car il croit que cette république «doit combattre toute forme de replis communautaristes». Il se dit «profondément choqué» et «abasourdi» en accusant la classe politique de ne pas prendre «ses responsabilités».

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France (DLF) se montre également très opposé à l’existence de l'UDMF. S'il ne conteste pas le droit pour ce parti d'exister, en revanche il considère cela comme un risque de «libanisation» du pays «une catastrophe pour les Français musulmans qui sont Français avant d'être musulmans».

Au Parti socialiste, Malek Boutih, ancien député de l'Essonne, voit l'UDMF comme une expression démocratique. «Cela n'appelle aucun commentaire car ce n'est pas gênant», «tout le monde a le droit de prendre l'initiative qu'il souhaite sur le terrain politique et citoyen» et que cela est «toujours mieux que se replier dans la violence».

En revanche pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS, il qualifie d'"erreur stratégique majeure" l'existence de l'UDMF car "C'est exactement ce que cherche le Front National et je vais même plus loin, sans mettre le Front National sur le même plan : c'est exactement ce que cherchent les terroristes. Ce qu'ils veulent, c'est ce que j'appelle la stratégie de l'avalanche. Ils déclenchent des actions pour terroriser les populations et qu'elles induisent à partir de là la grande séparation entre les populations occidentales et les musulmans qui vivent en Europe".En revanche pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS, il qualifie d'"erreur stratégique majeure" l'existence de l'UDMF car "C'est exactement ce que cherche le Front National et je vais même plus loin, sans mettre le Front National sur le même plan : c'est exactement ce que cherchent les terroristes. Ce qu'ils veulent, c'est ce que j'appelle la stratégie de l'avalanche. Ils déclenchent des actions pour terroriser les populations et qu'elles induisent à partir de là la grande séparation entre les populations occidentales et les musulmans qui vivent en Europe".

Chez Les Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet ne voit pas l'existence de ce parti politique d'un bon œil. Elle estime qu'"on est face à une expression du communautarisme, l'envers de l'esprit de la République française".

Pour le sociologue Raphaël Liogier, auteur du livre "Le Mythe de l'islamisation", la naissance de l'UDMF est une initiative positive: "Les jeunes pourront s'identifier à des figures fortes et positives, autres que les Imam. L'idée d'une prise en main politique permettrait d'apaiser quelques tensions et d'accentuer l'esprit de citoyenneté".